Test du bracelet connecté Fitbit Flex :

Ce retour d'expérience, basé sur mon usage personnel de cet accessoire depuis la mi-mai, ne se prétend pas exhaustif. Je n'ai en effet pas exploité toutes les possibilités de l'appareil, me cantonnant aux aspects qui m'intéressent dans mon quotidien et à l'utilisation de l'application officielle Fitbit.

> Les raisons de ce choix. Je cherchais un capteur d'activité offrant une large palette de fonctionnalités (podomètre, distance parcourue, nombre de minutes très actives, alarme silencieuse...), assez discret au poignet, ne craignant pas l'eau et synchronisable avec mon smartphone. Le tout pour un tarif restant raisonnable.

Après avoir fait le tour des modèles disponibles, j'ai choisi d'investir dans le Fitbit Flex, qui semblait posséder toutes ces caractéristiques et figurait parmi les modèles les mieux notés par la presse high-tech. J'ai hésité un temps avec le Jawbone Up24, dont le look me plaisait bien. Mais son prix (autour de 150 €) m'a finalement refroidi.

> Déballage et mise à service Dans la boîte, on retrouve un capteur d'activité Flex noir, son chargeur USB, deux bracelets en silicone (un S et un L) ajustables à la taille du poignet ainsi qu'un adaptateur Bluetooth USB pour paramétrer le Flex et " vider " les données sur un ordinateur si on ne dispose pas d'un smartphone compatible. Mon Galaxy S3 l'étant, je n'ai pas eu besoin de passer par mon PC, et j'ai pu, de façon très simple, configurer le capteur (préalablement chargé) directement depuis l'application mobile Fitbit. L'appairage en Bluetooth entre le capteur et le téléphone n'a posé aucun problème.

On peut quand même regretter l'absence dans le packaging d'une véritable notice. Il faudra donc aller directement sur le site internet du fabricant pour consulter la foire aux questions et trouver ainsi des réponses en cas de problème.

> Premiers pas avec le Flex. Une fois configuré, le capteur doit être placé dans l'un des bracelets en silicone, en le glissant (plus ou moins facilement) dans un logement situé sur la face intérieure. Il ne reste plus ensuite qu'à enrouler le bracelet à son poignet. Un moment que j'appréhendais un peu, car je ne suis pas fan des bracelets et n'étais donc pas sûr de le supporter très longtemps. Une crainte vite balayée : le Flex est assez fin et plutôt agréable à porter. En revanche, le système de fermeture du bracelet n'est pas des plus pratiques et mériterait d'être revu pour les futurs modèles Fitbit.

Passons à l'utilisation. On est clairement face à un appareil basique. Il ne possède pas d'écran, mais juste des diodes Led (au nombre de cinq) qui s'allument quand on tapote avec le doigt deux fois sur le capteur. Par défaut, l'objectif quotidien à atteindre est de 10.000 pas (il est modifiable sur le site Fitbit.com). Une diode s'éclairant de façon fixe indique que l'on a atteint 20 % de cet objectif, deux représentent 40 % et ainsi de suite jusqu'à 100 %. Quand on a rempli cette " mission ", toutes les diodes clignotent et bracelet se met à vibrer.

Pour activer le mode " analyse du sommeil ", il faut également procéder des à des tapotements (une demi-douzaine) sur le capteur, car celui-ci ne l'active (malheureusement) pas automatiquement.

Quant à la restitution des données collectées par le Flex, elle est des plus faciles : je lance l'appli sur Fitbit sur mon Galaxy S3 (après avoir au préalable mis en service le Bluetooth) et la synchronisation s'opère en général en moins d'une minute. Les résultats du jour et ceux des précédents s'affichent alors sur le tableau de bord de l'application.

> Gadget ou véritable coach électronique ? C'est la question que je me suis posée en investissant dans cet appareil. Je doutais en effet un peu de son utilité, mais je dois reconnaître que je me suis très vite pris au jeu. Car le Flex joue clairement la carte du ludique pour motiver son utilisateur. Très rapidement, celui-ci se voit attribuer des badges virtuels qui récompensent ses efforts. Je ne suis d'ailleurs pas peu fier d'avoir obtenu celui des 45.000 pas sur une journée :-)

Le possesseur du Flex est aussi incité à défier ses amis possédant le même bracelet afin d'établir un classement du plus actif. Je n'ai pas essayé cet aspect communautaire, censé stimuler l'activité, mais je dois avouer que je m'efforce de franchir chaque jour le cap des 10.000 pas, histoire de faire vibrer le capteur. C'est mon petit défi quotidien... qui n'est toutefois pas toujours réussi.

En revanche, le " mode sommeil " ne m'a pas franchement convaincu. Les données recueillies (durée du sommeil, minutes d'éveil et d'agitation) ne sont pas faciles à interpréter pour un non spécialiste. Sans compter, comme je l'ai indiqué un peu plus haut, qu'il faut activer manuellement cette fonction au moment du coucher. Ce que j'oublie de faire une fois sur deux. Je suis, par contre, fan de la fonction " alarme silencieuse " qui permet se faire réveiller en douceur (à une heure définie au préalable) par une vibration du bracelet.

L'application Android qui compile les " performances " quotidiennes de l'utilisateur est pour sa part claire et ergonomique. Un bon point, même si elle se révèle moins complète que le tableau de bord du site Fitbit.com sur ordinateur.

Pas aussi gadget que je pouvais le craindre, le Fitbit Flex est-il pour autant un véritable " coach électronique " comme l'affirme son fabricant ? A mon sens, le terme est trop pompeux et un peu exagéré. Je pencherai plutôt pour un " assistant ", qui vous incite à bouger plus au quotidien. Il sait en tout cas se rendre indispensable : en cinq mois, il n'a pas quitté mon poignet, hormis pour être rechargé (tous les 5 à 7 jours, pendant un heure environ).

> Une précision perfectible. Vous l'avez compris, le Flex n'est pas avare en matière de collecte des données. Mais est-il réellement fiable quand il quantifie le nombre de pas et la distance totale parcourue sur une journée ? Dans ce domaine, je serais tenté de dire qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre tous les chiffres qu'il avance. Mais les considérer comme un ordre de grandeur, avec une marge d'erreur fluctuant sans doute entre 10 et 15 %.

Illustration le 21 septembre dernier. J'ai couru (et péniblement terminé...) ce jour-là un marathon avec mon fidèle bracelet connecté au poignet. En toute logique, il aurait dû au moins me créditer d'un peu plus de 42 km. Mais, il n'en a finalement comptabilisé que 39,35 sur l'ensemble de la journée alors que j'ai dû en parcourir au total au moins 44 (en comptant les trajets à pied avant et après la course). On n'est donc loin de la précision d'un GPS.

Autre élément un peu gênant : si vous avez placé le bracelet sur votre main dominante (en clair la droite si vous êtes droitier), le capteur peut être trompé par des mouvements " parasites ". Ainsi, je me suis aperçu qu'il me comptait des pas pendant... que je me brossais les dents. Un paramétrage " main dominante " existe dans l'application mobile, mais il n'est pas à l'évidence d'une très grande efficacité. 

> Des bracelets à durée de vie limitée. Si le capteur semble bien tenir le choc au fil des mois, on ne peut pas en dire autant des bracelets en silicone fournis. Au bout de quatre mois, le mien s'est sérieusement dégradé (et pourtant j'en prenais soin), avec des déchirures autour du logement du capteur, qui se sont aggravées au fil des jours. Au point de le rendre inutilisable, car susceptible de se décrocher du poignet. Je me suis donc résolu à le remplacer.

Et là, j'ai pris un petit coup derrière la tête : il faut compter autour de 25 € pour acheter un pack officiel de trois bracelets de rechange ! Une addition douloureuse qui m'a conduit a opter pour une solution officieuse : dénicher sur Ebay des clones envoyés directement de Chine, pour un prix nettement plus raisonnable (2,50 € l'unité).

Mise à jour du 14 novembre 2014 : mon Fitbit étant encore sous garantie, il m'a finalement suffi d'envoyer un courriel au service client pour obtenir gratuitement un bracelet de remplacement. Il a été livré en moins d'une semaine par un transporteur.

> Testé et adopté. Vous l'avez compris, en dépit de ses petites imprécisions dans les mesures, le Fitbit Flex a su se faire une place inamovible à mon poignet. Certes, on peut considérer que ce type d'appareil n'est absolument pas indispensable, surtout quand on est déjà sportif. Mais, avec son caractère ludique et motivant, il incite à pratiquer une activité physique (même modérée) quotidienne, qui ne soit pas seulement concentrée sur deux ou trois jours dans la semaine. On peut juste pointer un tarif un peu trop élevé au regard de son côté basique, avec notamment l'absence d'écran. 50 € constituerait donc, à mon sens, un prix plus adapté à ses caractéristiques.

Néanmoins, via des promotions ou des codes de réduction, il est parfois possible de le trouver entre 70 et 80 € sur Amazon.fr ou dans le rayon objets connectés de Rue du Commerce.

Dernière minute : de nouveaux modèles Fitbit annoncés

J'ai aimé le Flex, je sens que je vais adorer le Charge. Le 17 novembre, Fitbit commercialisera en France ce nouveau modèle (à gauche sur la photo ci-dessus) qui comble quelques une des lacunes de son prédécesseur. Il possède ainsi un écran Oled affichant les stats (et l'heure), dispose d'un mode sommeil automatique et notifie les appels reçus sur son smartphone. Il est évidemment plus cher que le Flex, avec un prix de vente fixé à 129,95 €. Mais j'avoue être sérieusement tenté...

Si vous êtes prêts à mettre 20 € de plus et à patienter jusqu'au début 2015, vous pourrez investir dans le Fitbit Charge HR (au centre sur la photo) qui possèdera en plus un capteur mesurant le rythme cardiaque. Enfin, ceux qui préfèrent un équipement encore plus complet (avec en particulier un GPS et une boussole) pourront se rabattre sur la montre Surge (à droite sur la photo), annoncée également en début d'année prochaine au tarif de 249,95 €.

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