Premier bilan après deux mois de test du Sony Cyber-shot DSC-QX10

> Contenu de la boite. Le QX10, qui existe en noir ou blanc, se présente sous la forme d'un petit cylindre (facilement transportable) pesant une centaine de grammes. Il mêle plastique (dans son habillage) et métal (pour la partie avant et l'optique). Un mariage plutôt réussi qui confère une impression de solidité et de bonne finition à ce produit signé Sony. Dans la boîte, on trouve aussi une batterie (à loger dans un trappe située à l'arrière), une dragonne, un câble de rechargement USB ainsi qu'un clip (avec des pattes rétractables) permettant de fixer le QX10 sur un smartphone. Pas d'étui de transport, en revanche. Dommage...

> Comment ça marche. Avant de pouvoir utiliser l'objectif avec un smartphone Android (ou un iPhone), il faut télécharger sur celui-ci l'application PlayMemories Mobile, disponible sur Google Play ou sur l'App Store. C'est grâce à ce programme que vous pourrez piloter à distance l'objectif (zoomer et déclencher) et rapatrier les clichés sur votre téléphone. La connexion entre les deux appareils s'effectue en wifi ou par la technologie NFC (Near fied contact) si vous disposez d'un appareil compatible. Bizarrement, bien que mon Galaxy S3 dispose du NFC, je n'ai jamais réussi à l'associer avec le QX10. Je n'ai pas eu plus de réussite avec ma tablette Nexus 7. Par contre, aucun problème avec le wifi.

On précisera par ailleurs (et c'est important) que ce produit Cyber-shot constitue en lui-même un appareil photo numérique autonome, bien qu'il soit dépourvu d'écran (rôle que joue le smartphone). Il possède, par conséquent, un manette d'activation du zoom et un bouton de déclenchement. Pas besoin donc de passer obligatoirement par le téléphone pour s'en servir. On peut ainsi, si on le souhaite, prendre des clichés " à l'aveugle ", qui seront ensuite stockés sur une carte mémoire MicroSD insérée dans le QX10 (au niveau du logement de la batterie).

Ce produit de la gamme Cyber-shot est aussi capable de capturer des vidéos en Full HD (depuis une récente mise à jour).

> A l'usage. Le concept de cet objectif autonome est très séduisant sur le papier, mais il se révèle un peu lourd à mettre en pratique. Oubliez la photo spontanée, pour laquelle il faut dégainer rapidement son appareil. Avec le QX10, il faut une compter plus d'une dizaine de secondes pour que le système soit opérationnel (allumage de l'objectif, lancement de l'appli, connexion...) en wifi. On constate aussi parfois un petit temps de latence entre ce que voit l'objectif et ce qui s'affiche sur l'écran du smartphone. Autre petit souci : si votre téléphone est équipé d'un étui à rabat (flip-cover), comme mon Galaxy S3, il est impossible d'y fixer l'objectif à l'aide du clip fourni. A ce sujet, le clip livré avec mon QX10 doit être défectueux car je n'ai jamais réussi à l'emboîter correctement dans l'objectif.

Mais, ces défauts ne sont pas, à mes yeux, rédhibitoires et le produit conçu par Sony possède des atouts qui les compensent en partie. A commencer par sa simplicité d'utilisation. L'appli PlayMemories Mobile se révèle ainsi assez ergonomique et bénéficie, très régulièrement, de mises à jour. Les réglages proposés sont assez sommaires, mais suffisants pour de la photo " standard ", comme des portraits et des paysages. Et, avec un peu d'habitude, on s'accommode parfaitement d'une utilisation à deux mains : l'objectif dans l'une, le smartphone en guise d'écran dans l'autre. On peut également visser un trépied sous l'objectif et le piloter à distance (jusqu'à une dizaine de mètres) avec son smartphone pour réaliser, par exemple, une photo de groupe.

> Qualité des images. Elle est très bonne, en extérieur, si je me fie aux différents essais réalisés. Que ce soit en grand angle ou en poussant le zoom au maximum, le résultat est à la hauteur de mes attentes, avec un piqué des plus corrects. Cela correspond à ce qu'on pourrait espérer d'un appareil photo compact de milieu de gamme, comme mon vieux Panasonic DMC-TZ5. En revanche, je suis plus mesuré pour les clichés pris en intérieur, dans des conditions d'éclairage faiblardes. J'ai déjà vu mieux. Ce qui peut s'expliquer par l'absence de flash sur le QX10 et l'ouverture limitée de l'objectif (3.3 - 5.9).

Vue au 25 mm                                        Vue au 250 mm

     

> Accessoire utile ou gadget ? Après avoir pesé le pour et le contre, j'avoue avoir un peu de mal à apporter une réponse tranchée à cette question. Disposer d'un zoom optique X10 pour mon Galaxy S3 m'a emballé, mais son utilisation au quotidien est un peu plus contraignante et beaucoup moins pratique que je l'avais imaginé. C'est sans doute le tarif qui fera pencher la balance dans un camp ou dans l'autre pour les acheteurs potentiels. A 199 €, qui était son tarif de départ, ce Sony DSC-QX10 était clairement trop cher. A 130 €, c'est déjà plus raisonnable. Mais, sincèrement, je pense que le concept ne décollera pas auprès du grand public tant qu'il ne s'affichera pas autour, voire en dessous, des 100 €. Le juste prix, à mon sens, pour un équipement de ce type. On commence d'ailleurs à le voir apparaître à ce tarif-là, sur le site marchand Priceminister.

Et il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un premier jet pour Sony. On peut légitimement penser que d'autres versions débarqueront à court ou moyen terme sur le marché, avec une ergonomie améliorée et un positionnement tarifaire peut-être plus attractif.

> Une solution alternative au duo QX10 - smartphone. Si vous cherchez un produit fusionnant smartphone et appareil photo numérique, sachez qu'il existe déjà chez... Samsung. Il s'agit du Galaxy S4 Zoom que l'on trouve à 290 € sur Fnac.com. Avec un puissant zoom (24 - 240 mm) intégré directement au téléphone. Revers de la médaille : il est assez encombrant (Cf le test du site Les Numériques) et donc pas forcément " logeable " dans une poche de pantalon.

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